Réunion CCLD 10/01/2013 Projet dévoilé aux Associations


Bonjour à toutes et tous,


Le 10 janvier 2013, la CCLD, nouvellement CTSL, nous invitait à une réunion d'information et de présentation de son projet de déchetterie entre la Tour d'Aigues et Grambois.

Préambule :

Il est apparu très vite que l'idée de cette réunion n'était pas de discuter de l'opportunité de créer ou non une déchetterie, à cet emplacement : il ne s'agissait pas de débattre mais d'assister à la présentation triomphante des durs de la CCLD réunis au complet. La CCLD d'une façon qu'elle croit insidieuse en a profité pour faire signer les participants, elle ne manquera pas de s'en servir, comme preuve d'information du public, dans un procès futur qui nous parait, maintenant, inéluctable. Etant donné l'objectif affiché de cette réunion, il est tout à fait clair que nous devions être présents, il est tout aussi clair que nous n'avions aucun résultat positif à attendre de cette réunion.

Comme toujours, l'attitude "autiste" de la CCLD s'est révélée : Nous n'avons pas été écoutés, pis, nous avons été moqués, méprisés, et on a encore tenté de nous isoler et de nous marginaliser. Tout un ensemble de méthodes dont nous commençons à être familiers mais qui n'entament en rien notre détermination.

Nous en profitons pour remercier nos soutiens qui, par leur présence, ont permis de faire la démonstration que notre opposition est partagée et citoyenne. Elle n'est en rien le fruit d'un groupe de riverains énervés...

Nous allons, dans cette note, apporter des démentis aux allégations de la CCLD, et dans certains cas donner des pistes de solutions qui nous paraissent meilleures.

Evidemment, dans le juste exercice des rôles, ce n'est pas notre rôle d'association de proposer des solutions mais bien plutôt aux Elus de proposer des alternatives de choix réalistes, nécessaires, efficaces et les moins couteuses.

Mais, nous ne retrouvons aucune de ces conditions sur ce projet, que la CCLD veut imposer sans concertation et qui semble incontournable pour elle ( il serait bon que nos concitoyens se demandent pourquoi ? En ce qui nous concerne, nous en avons une vision assez évidente : La CCLD et la mairie de la Tour d'Aigues font de la petite politique politicienne locale, au lieu de se soucier d'apporter le meilleur service au meilleur coût à leurs administrés...)


En ce qui concerne le fond de la présentation :

Un certain nombre d'informations nouvelles et éclairantes nous ont, enfin, été révélées par la CCLD, qui s'imagine, sans doute,  partie gagnée :

Le Fait Générateur de la construction de cette déchetterie:

Vous savez que c'est un de nos points d'opposition essentiel. Il n'y a derrière ce projet aucune obligation de quelque sorte que ce soit.

Toutes les questions, posées au cours de la réunion, sur ce plan sont restées sans réponse..

En revanche , il est évident que ce sujet gène les promoteurs du projet. Il suffit pour s'en convaincre de voir combien à plusieurs reprises les représentants de la CCLD sont revenus (mensonge quand tu nous tiens !) sur le fait que ce projet de réaliser une infrastructure est rendu obligatoire car la Déchetterie de Pertuis serait en zone inondable, qu'elle ne peut absolument pas être agrandie, qu'elle est saturée, trop étroite et pas aux normes.

Il est un peu curieux que ces arguments apparaissent, juste maintenant, tout à coup !

Nous avons redit que c'était faux en tous points, car nous ne pouvions laisser passer des telles fausses assertions.Mais nous restons, néanmoins, convaincus qu'il ne servait à rien de préciser que ces arguments sont faux (il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...) car la CCLD a continué à répéter ces arguments. Il nous faudra, donc, comme toujours, extirper le mensonge de la bouche des Dirigeants de la CCLD et apporter la preuve de leur mauvaise foi. Nous savons le faire, nous ne manquerons pas, dans les délais les plus brefs, de faire réagir les dirigeants de la CCLD et leur faire reconnaitre la simple vérité. D'ailleurs il est curieux de noter que cela fait plus de 10 ans que les différents élus auraient pût avoir connaissance de cet état de fait. Personne ne l'a jamais évoqué et nous serions, maintenant, dans l'urgence de faire quelque chose, pour ces motifs prétendus ? Par ailleurs, on peut souligner que l'emplacement de la déchetterie envisagé par la CCLD est lui, vraiment, inondable. Nous en avons, régulièrement, fourni l'argument.

A la suite de la réunion, au cours de laquelle, les représentants de la CCLD ont mis en doute l'agrément préfectoral de l'association Aubions Nature, Michel BOUVIER, son président a tenu à en apporter la preuve et  à souligner des points que nous reprenons régulièrement ensemble :

"Lors de la réunion publique du 10 janvier, vous avez exprimé des doutes quant à la réalité de l'existence de l'agrément préfectoral de notre association pour la protection de l'environnement, je vous adresse donc, ci-joint, la copie de l'arrêté préfectoral du 20 mars 2009.Pendant ces deux années nous avons émis de nombreux courriers et documents relatifs à notre opposition à l'actuel projet de déchetterie, tous mentionnaient, dans leur en-tête, l'agrément préfectoral et sont restés sans réponse de votre part. Vous avez donc eu tout le temps de vérifier la validité de notre agrément sans attendre la réunion publique du 10 janvier".

"En outre je tiens à formuler les remarques suivantes :

Nature du sol :Le terrain choisi, en bordure de rivière, n'est pas très stable et devrait compliquer la construction : L'étude géotechnique réalisée en 2011 par le cabinet A.B.SOL indique que le sous sol est constitué d'un mélange de sable et d'argile sur une profondeur d'environ 4m. Des fondations profondes pour atteindre les sables denses seront nécessaires pour soutenir les bâtiments, et une étude spécifique devrait être réalisée.

Risque d'inondation : Le terrain a été remblayé par des apports de terre provenant de la construction du collège. Si il est improbable que le niveau de l'Eze monte de 3m , il n'est pas impossible que lors de crues importantes , les berges constituées de terres de remblai soient sapées par l'action des eaux, ce qui risque de provoquer un glissement d'une partie des constructions de la déchetterie vers la rivière."

Les membres de la CCLD ne craignent décidément pas le ridicule. Ils ne semblent pas, non plus, faire grand cas des rapports d'experts.


Le plan départemental de traitement et valorisation des déchets.

- Rappelons,  tout de suite, qu'un nouveau plan va sortir (tout le monde le sait et la CCLD ne manque pas de le souligner).

- Rappelons, également, que le plan en vigueur et qui a plus de 10 ans est dépassé et n'oblige plus rien ni personne. Il ne préconise même pas une solution, il se borne à recenser les initiatives et à les commenter.

Ce qui, malgré tout, n'empêche nullement les Dirigeants de la CCLD ( tout à coup, bons élèves...) d'évoquer ce plan obsolète et prétendre devoir en suivre les préconisations.

Alors pourquoi s’engager dans un projet à 2,5 M€ alors que le plan enregistre l'intention de la CCLD de créer trois petits centres d’apport volontaire d’un montant unitaire d’un plus de 100 K€ ?

Si la CCLD veut faire autre chose, de grande ampleur, beaucoup plus onéreux (alors que notre pays est entré dans une économie d'austérité qui devrait s'appliquer dans tous les échelons de l'administration nationale et locale... Nous sommes dans une époque, où les budgets devraient être réduits, où chaque euro dépensé devrait être justifié. La CCLD n'est pas au dessus de ces attentes légitimes de l'ensemble des citoyens...) s’engager dans un projet différent, pourquoi ne pas attendre la sortie du nouveau Plan dont on nous dit que la publication est imminente ? Non la CCLD ne tient pas compte de la situation économique difficile et semble vouloir accélérer ses dépenses d'investissement, sans justification.

Une fuite en avant financière, sur laquelle on doit s'interroger...

Serait ce pour occuper le terrain et rendre incontournable la justification de son existence même ? Nous saurons en tenir compte en temps utile...

Ecologie :

C’est le nouveau maître mot de la CCLD. L’ensemble de l’action de la CCLD serait maintenant guidé par les impératifs de l’économie d’énergie, des projets durables et renouvelables. Le projet est mis en avant comme un modèle du genre. On nous signale sa parfaite intégration paysagère. La CCLD insiste , contre toute évidence et contre l'avis d'experts, sur le fait que le projet est hors zone inondable.

Et clou du spectacle ! On ne fait plus de Centre d’Apport Volontaire et de Quai de transfert mais un centre de traitement et de valorisation des déchets. On nous parle de "Ressourcerie" (néologisme, mais on ne s’arrêtera pas à ce petit détail), qui n’est autre qu’un dispositif de collecte comme les autres. Certains objets (dit réutilisables) seront collectés, centralisés au centre départemental de CAVAILLON et potentiellement réutilisés. Quand on sait ce que deviennent, aujourd'hui, la plupart des déchets que nous trions, on peut se poser des questions quant à ce que l’on fera de ces déchets. En outre il ne s’agit absolument pas de valorisation car en bon français pour valoriser il faut apporter de la valeur ajoutée et ce ne sera ici pas le cas. L’ensemble peut donc être appelé Centre d’apport volontaire et quai de transfert donc c’est une déchetterie. A plusieurs reprises s il a été  insisté sur le fait qu’il n’y aura pas de mauvaises odeurs ni aucun inconvénient.(On rase gratis ! Ou plus exactement très cher...)

En d’autres termes, la CCLD estime réaliser ici le projet écologique parfait ! Mais, bien sûr les constats de triste réalité se feront bien plus tard...Quand, il sera trop tard !

Incendie :

Là aussi, ils vont un peu vite sur le risque incendie.

Nous sommes dans un endroit extrêmement sensible, tout le monde le sait et en a la triste expérience...

Alors on ne s’est pas gêné à la CCLD pour expliquer que le plus grand incendie du Vaucluse qui a démarré en 1991 à 100 mètres à peine de la localisation du projet est le résultat de l’incompétence des pompiers et de graves erreurs de commandement. Nos amis Pompiers, pour la plupart bénévoles qui risquent leur vie à chaque intervention apprécieront...

Nous les engageons à se rapprocher de la direction de la CCLD qui ne manquera pas , nous en sommes certains, de jurer ses grands dieux qu’elle n’a jamais dit cela… Nous nous devons d’ailleurs être tous attentifs lors de la lecture du Compte rendu qui sera très bientôt publié.

Michel BOUVIER, dans son même courrier à la CCLD après la réunion du 10 janvier a rappelé :

"Aggravation du risque d'incendie :Le site choisi est situé à 400 m de la zone rouge du PPRIF de Grambois, (limite administrative entre les deux communes, et non pas limite de la zone boisée qui, en fait, se prolonge jusqu'au site). Oui il y a de nombreux cas de départ de feux dans les déchetteries (nous parlons bien de CAVs et non pas de décharges …) Certains matériaux laissés en tas, et susceptibles de fermenter, peuvent subir un auto-échauffement pouvant de provoquer une auto-combustion. C'est le cas de déchets verts, papiers, cartons, copeaux, sciures de bois … A ceux qui voudraient éclaircir cette question, je recommande la lecture du rapport très complet sur le sujet (cliquez sur le lien) :http://www.ineris.fr/centredoc/omega11web.pdf

D'autre part je note que, dans le cahier des charges de la déchetterie, il est prévu un stock de carburant de 10.000 litres ".

La CCLD ironise lorsqu’on lui dit que les déchetteries sont des briquets chargés d’essence prêt à déclencher des incendies. Les déchetteries brûlent, nous avons réunis de nombreux articles de presse qui le démontrent. Nous trouvons sur internet des images qui le montrent. Grambois est dans une situation inquiétante de ce point de vue. Nous avons, par lettre AR, prévenu les membres de la commission chargée de décider d’assouplir le PPRIF de Grambois du danger que représentait cette infrastructure localisée en bordure immédiate de la zone du PPRIF de Grambois et dans l’axe de vallons qui amènent le feux directement dans le centre ville de Grambois. A cette époque notre action avait fait grand bruit. M. FERRETI était furieux d’apprendre notre initiative. Il nous a accusés de pouvoir, par notre courrier, remettre en cause l’assouplissement du PPRIF. Pourquoi toute cette émotion si en effet le projet ne représente aucun danger ???

Nous ne voulons pas prendre un risque supplémentaire par l'installation d'une déchetterie dans cette zone à risque.

 Gestion idéalisée :

On nous parle d’absence d'odeurs, de propreté, on s’engage à faire de la gestion de cette infrastructure un modèle du genre. Il suffit pour s’en assurer d’aller voir comment la CCLD gère le quai de transfert dont elle est propriétaire et responsable pour être sur ce plan tout à fait rassuré. L’équipement est dans un état désastreux, il nécessite dans l’urgence des investissements considérables. (qui vont être menés simultanément avec le projet de nouvelle déchetterie; C'est cela, une bonne gestion ?).

La situation du quai de transfert de la CCLD à Pertuis est le résultat direct d’une gestion empreinte de négligence. Une pollution importante du bassin de rétention a d’ailleurs été constatée par le passé et seule la menace d’une action en justice a permis à la CPA de faire que la CCLD assume ses responsabilités. Il faut ici souligner qu’à la déchetterie de la CCLD, les papiers ne voleront pas les jours de tempête et de grand vent (et dieu sait qu’il y en a à cet endroit où le vent s’accélère). Alors les dirigeants de la CCLD nous expliquent que le bâtiment principal a été positionné comme un rempart qui protègera des vents dominants. Manque de chance, le bâtiment est exactement dans l’axe du vent. Les Dirigeants de la CCLD, les Architectes auraient pu en tenir compte et tout simplement se renseigner auprès des gens qui  habitent à proximité... (cliquez sur le lien)

http://www.laprovence.com/article/carpentras/les-voisins-de-la-dechetterie-exasperes-par-les-nuisances

Ce mauvais projet est directement ouvert aux vents dominants qui soufflent dans l’axe de la route mais aussi complètement aux vents d’Est qui sont pour l’essentiel les vents que l’on constate à cet endroit.

Ce n'est plus seulement de l'entêtement, mais tout simplement de l'aveuglement !

 

Comportements et incivisme :

Partout en France, dans les Déchetteries, on constate des incivilités. Certaines personnes décident de se débarrasser de leurs déchets là où bon leur semble aux alentours

M. Fabre lui-même nous indique que certains points d’Apport Volontaire (endroits où nous allons trier nos déchets) sont devenus des décharges et qu’à Grambois l’un d’entre eux a été fermé tant il était disgracieux. M. Fabre nous dit que partout dans la CCLD on trouve des gravas, des encombrants. Et la solution c’est pour lui la proximité! Et demain avec le projet de déchetterie tout cela sera de l’histoire ancienne car d’un seul coup tout le monde va devenir instantanément discipliné, il n’y aura pas non plus d’actes de vandalisme et de vols...

Et bien nous en doutons. Nous avons ici encore démontré, document filmés à l’appui, que les déchetteries sont cambriolées (ce sont les caméras de ces déchetteries qui nous donnent d’ailleurs d’excellentes images d’individus cagoulés qui très rapidement et très efficacement entrent dans les déchetterie, volent les métaux et autres produits commercialisables, sans être le moins du monde inquiétés). (cliquez sur les liens) :

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2012/02/11/le-gardien-de-la-dechetterie-a-ete-agresse-et-menace-de-mort

http://www.midilibre.fr/2012/10/13/deux-interpellations-en-une-semaine-a-la-dechetterie,577560.php

Il faut ajouter, qu’alors que les utilisateurs, partout en France, bennent leur déchets devant leur déchetterie lorsque cette dernière est fermée, et bien ce ne sera pas le cas à LA TOUR. Les caméras c’est la solution d’avenir, nous serine-t-on. Et le gardien sera un redoutable Cerbère, censé repousser toute personne s’apprêtant à commettre une incivilité !...

Comme, actuellement à Pertuis ? Allez vous en rendre compte en vous présentant à l’ouverture ou même après la fermeture… Enfin soyons sérieux, c'est mission impossible !

Avec le niveau de violence, tels que vols et actes de dégradation, atteint dans notre bonne région PACA, nous ne pouvons croire qu'un Gardien seul pourra faire respecter l'ordre...


Nuisances sonores :

On ne nous parle pas du bruit...

En effet on ne peut pas aborder un autre sujet qui fâche.

Sachez que dans toutes les déchetteries manoeuvrent des camions. Ces derniers doivent, entre autre, faire marche arrière pour charger les bennes, pour ajuster la position des camions ou pour les garer tout simplement. La loi impose à l’ensemble des camions un dispositif de sécurité sonore très bruyant (une alarme) qui est fait pour que personne ne soit surpris par le recul des camions et se trouve écrasé. Ce bruit les riverains le subiront très tôt le matin et jusqu’à très tard le soir et tous les jours de la semaine. Nous ne parlons ici que des camions, vous comprendrez que les sources de bruit seront nombreuses.

Nappe Phréatique :

On ne nous parle pas de la nappe phréatique. Or il se trouve qu’un certain nombre de riverains pompent dans cette dernière qui est de très bonne qualité pour les besoins de leur maison et donc de leur alimentation, de leur hygiène. Certains n’ont même que cette source unique d'alimentation en eau car ils ne sont pas reliés au circuit d’eau de la ville. Que se passera t il lorsque les infiltrations pollueront la nappe ? En aucun cas la CCLD ne peut garantir qu'aucune  infiltration n’aura jamais lieu. Quid les semaines de grandes pluie, quid des orages violents ? Ajoutez-y une erreur de manipulation (c’est précisément dans ces moments là qu’elles arrivent) sur des produits dangereux et c’est la vie des enfants qui vivent à côté et boivent l’eau de la nappe qui sera en danger !!!

Michel BOUVIER, président d'Aubions Nature a écrit aux représentants de la CCLD sur ce point :

"Eaux usées, eaux polluées :Le cahier des charges ne prévoit pas de tout à l'égout, mais un « rejet dans le milieu naturel après traitement » ce qui est en contradiction avec l'arrêté du 27 mars 2012 réglementant les risques des installations ICPE. Le rejet direct ou indirect, même après épuration, d’eaux résiduaires dans une nappe souterraine est interdit. »

Signalons que la nappe phréatique est utilisée par plusieurs riverains "

Cela signifierait-il que les représentants de la CCLD, ne respectent ni la santé des enfants à proximité ni la réglementation ?


Economie et Budgets :

Voilà que la CCLD se soucie d’être raisonnable dans ses dépenses et pense devenir économe.

Le grand argument de Paul Fabre c’est : Avec la déchetterie je fais économiser 50 000 kilomètres par an à la CCLD. A 1 Euro le kilomètre cela ferait une économie de 50.000 Euros par an.

Pour cela il investit 2,5 M € ! (2,5 M€ au bas mot car  = 2.047.000 Euros HT + 319.000 Euros HT d’honoraires + les frais annuel de fonctionnement + coûts d’aménagement de la départementale car même s’ils sont pris en charge par le département, ils seront financés par nos impôts).

Faites le calcul il nous faudra plus de 50 ans pour amortir l'investissement !

N'y a t'il pas d'autres arbitrages budgétaires plus utiles et moins onéreux? Par exemple, l'alimentation en eaux de l'ensemble des habitants du village, ou l'extension du réseau d'assainissement aux quartiers qui n'en sont pas pourvus ?...

Deux articles sont parus dans la Provence suite à cette réunion (cliquer sur le lien suivant) :Article La Provence-Réunion CCLD 10/01/2013


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 Propositions des Associations :

 

VDA Nature et les Associations qui nous soutiennent proposent des solutions alternatives suffisantes et bien moins couteuse que ce projet.

Nous pensons qu'effectivement il faut faciliter la proximité. Nous pensons qu’il faut en profiter pour devenir innovants tout en restant très économes.

Nous trouvons positive l’action de la CCLD pour mettre en place des unités de collecte des déchets ménagers qui seront enterrées. Mais il n’y a là aucune innovation, cela fait belle lurette que de très nombreuses villes et communes l’ont fait. Mieux vaut tard que jamais ! Nous approuvons, également, le fait que la CCLD mette à la disposition de ses habitants des composteurs qui sont vendus à petit prix.

Mais nous pensons qu’il faut aller beaucoup plus loin :

Point d’apport volontaire (PAV) : Ces dispositifs sont aujourd’hui en mauvais état et ils sont sous dimensionnés. Il faut revoir leur utilisation, il faut y ajouter par exemple des bennes supplémentaires pour les cartons (l’existant est toujours plein). Il faut remettre en état certain des conteneurs. Il faut surtout ajouter de grands panneaux explicatifs. Les utilisateurs hésitent souvent à mettre leur déchet dans tel ou tel conteneur. Les affiches qui sont collées sur les conteneurs ne sont pas assez claires. Elles sont souvent elles aussi en très mauvais état.

Il serait aussi, envisageable d’ajouter un numéro vert qui permettra à la personne qui a un doute de passer un coup de fil gratuit directement face au PAV et avoir immédiatement la réponse qu’il attend. On pourrait aussi mettre ces PAV sous surveillance vidéo et ne pas hésiter à verbaliser fortement les incivilités constatées. Depuis que le jet de papier est verbalisé 5000 à 10 000 dollars aux états unis, les déserts et campagnes sont bien plus propres…

Composteurs municipaux : C’est le gros des déchets amenés à la déchetterie (70 à 80 % des déchets selon notre enquête). Leur manutention coûte de l’argent. Ensuite à Pertuis ces déchets sont emmenés par un professionnel privé qui se fait payer pour ce transport, puis pour la transformation des déchets verts en compost qu’il revend ensuite 20 Euros la tonne. N’oublions pas ici le coût écologique de déchets qui sont transportés à trois (3) reprises sur des distances parfois longues avant d’être réutilisables.

L’initiative de la CCLD de vendre à bas prix des composteurs aux particuliers est bonne mais elle ne suffit pas. L’expérimentation visant à mettre des bennes à la disposition de certains villages pour collecter les déchets verts est mauvaise. Elle impose des surcoûts, ouvre la voie à d’autre incivilités (il y a une benne, ni vu ni connu, j’y mets tous mes rebuts).

Nous préconisons de traiter définitivement la totalité des déchets organiques aux cœurs des villages. La totalité des déchets verts tout d’abord serait traitée et dans les composteurs individuels et dans un ou des grands composteurs municipaux. Ces équipements sont peu chers et trouvent une rentabilité dans le fait que le compost ainsi récupéré est gratuit. On peut tout à fait, à terme envisager d’y ajouter les déchets alimentaires sous certaines conditions qui restent à définir (mais des exemples existent et fonctionnent dans d'autres régions. c'est le rôle de la CCLD de rechercher des solutions adaptées, déjà existantes.). On obtiendrait alors une forte réduction des déchets emmenés en déchetterie et une diminution importante également des déchets collectés par les camions de poubelle.

Il convient ici d’ajouter l’énorme gain écologique d’une infrastructure qui peut fonctionner avec des panneaux solaires, qui permet de réduire au strict minimum les déplacements et manipulations que les déchets verts et les déchets alimentaires imposent.

Enfin si cette solution est difficilement envisageable dans les grands centres urbains du fait du manque de place, du prix du mètre carré et des volumétries à gérer, il est tout au contraire et pour les mêmes raisons très facile à mettre en œuvre dans notre environnement rural.

Centres Techniques Municipaux :

C’est là que nous préconisons de localiser deux bennes et des conteneurs spéciaux pour les produits dangereux ou hautement polluants. Chaque village de la CCLD dispose d’un CTM. Il suffirait d’y mettre ces bennes dans lesquels les habitants pourront déposer une grande partie des objets et déchets qu’ils amènent aujourd’hui dans les déchetteries. Le gain économique ne fait aucun doute. Les CTM sont déjà surveillés. Ils ont déjà un personnel à poste qui pourra facilement aider les habitants à ne pas faire d’erreur de manipulation. Les transports sont ainsi encore une fois ramenés au plus juste. L’étape déchetterie est ainsi éliminée car une benne pleine doit être emmenée directement dans un centre départemental de retraitement  il ne sert à rien de la faire transiter par une déchetterie. En outre cela permet aux fonctionnaires municipaux un lien fort avec les populations et leur donne la possibilité de valoriser leur travail en leur donnant pour mission la surveillance des infrastructures et la formation des habitants. N’oublions pas que selon l’ADEME, les français les plus vertueux vont en moyenne dans les déchetterie deux à trois fois par an. C’est là, nous semble-t-il, une fréquence et une volumétrie parfaitement gérables par les CTM de la CCLD.

Le support du CAV et du quai de transfert de Pertuis :

Nous recommandons, bien sûr, de garder à long terme nos accords avec la CPA.

Ainsi en cas d’une indisponibilité momentanée d’une des infrastructures ci-dessus nommée et décrite, il nous sera toujours possible d’utiliser celle de PERTUIS. Nous préconisons également d’utiliser PERTUIS pour les déchets qui ne pourront pas être traités localement. Nous recommandons enfin également le maintien et l’utilisation du quai de transfert de la CCLD à PERTUIS (il est en cours de rénovation pour des montants plus important que ceux évoqués hier) en s’appuyant, comme c’est de plus en plus le cas en France, sur un système de facturation au poids (par la mise en place de puce RFID sur nos bennes à ordures). Ainsi plus un habitant triera ses déchets, plus il sera vertueux, plus il compostera localement ses déchets, moins il paiera de taxe d’ordure ménagère.

Garages Communautaires :

La CCLD a tenté récemment d’acquérir les locaux de la coopérative VITIFRUIT qui est en dépôt de bilan. La volonté était de transformer les entrepôts en centre artisanal où auraient été localisées des activités artisanales (sans doute celles qui n'auraient pas trouvé de place dans la zone du Revol, davantage réservée aux activités nobles). On peut saluer les Maires qui ont eu le courage de voter massivement contre ce projet qui a avorté à deux reprises. Mais d'après nous, la CCLD pourrait très bien acquérir les mêmes bâtiments pour un autre usage principal : y loger la totalité de son matériel roulant et de son équipement lourd. Dans ce cas, il pourrait même être envisageable de louer la partie des locaux non utilisée par la CCLD pour son matériel roulant à des artisans qui pourraient y trouver les locaux spacieux et modernes qui leur font défaut.

Ainsi pour un prix sans commune mesure avec les coûts qu’impliquent la construction d’un ensemble neuf, la CCLD pourrait facilement régler son problème de garage et même trouver un financement de ce dernier dans la mise en place d’une activité locative…


Conclusion :

Voilà un contre-projet innovant, fort peu coûteux et qui règle différemment de façon plus adaptée la question des déchets, la question de la localisation d’un projet de déchetterie.

Est il trop innovant pour la CCLD ? C’est ce que nous verrons.

Ce contre projet a été revu et corrigé par nos Experts en traitement de déchet.

Enfin c’est bien parce que nous ne sommes que 17.000 habitants, et dans un environnement rural qu’il faut protéger, que ce projet est parfaitement faisable.

Il est en outre innovant et écologiquement totalement imbattable, et bien plus économique.

Nous l’avons dit et répété à la CCLD, nous sommes parfaitement prêts à travailler avec eux à la mise en place d’une étude concrète sur le terrain permettant la définition précise des coûts, les possibilités de mise en œuvre, etc.…Nous attendons sa réponse... Mais une réponse autre que du mépris et de l'ironie pour notre contre -projet.

Il est grand temps que notre territoire soit géré par des gens responsables qui doivent garder à l’esprit qu’ils sont nos représentants et les dépositaires de notre argent, et qui doivent avoir à cœur de réaliser nos attentes et non d’imposer leur projet pour se faire plaisir à eux même.

Nous sommes prêts à apporter notre contribution.



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