Propositions de Vda Nature et des Associations

 

VDA Nature et les Associations qui nous soutiennent (Aubions Nature & AGIL (Grambois) - Groupe Relexions 84 (Villelaure) proposent des solutions alternatives suffisantes et bien moins coûteuses que ce projet.

Nous pensons qu'effectivement il faut faciliter la proximité. Nous pensons qu’il faut en profiter pour devenir innovants tout en restant très économes.

Nous trouvons positive l’action de la CCLD pour mettre en place des unités de collecte des déchets ménagers qui seront enterrées. Mais il n’y a là aucune innovation, cela fait belle lurette que de très nombreuses villes et communes l’ont fait. Mieux vaut tard que jamais ! Nous approuvons, également, le fait que la CCLD mette à la disposition de ses habitants des composteurs qui sont vendus à petit prix.

Mais nous pensons qu’il faut aller beaucoup plus loin :

Point d’apport volontaire (PAV) : Aujourd'hui, ces dispositifs sont en mauvais état et ils sont sous dimensionnés. Il faut revoir leur utilisation, il faut y ajouter par exemple des bennes supplémentaires pour les cartons (l’existant est toujours plein). Il faut remettre en état certain des conteneurs. Il faut surtout ajouter de grands panneaux explicatifs. Les utilisateurs hésitent souvent à mettre leur déchet dans tel ou tel conteneur. Les affiches qui sont collées sur les conteneurs ne sont pas assez claires. Elles sont souvent elles aussi en très mauvais état.

Il serait aussi, envisageable d’ajouter un numéro vert qui permettra à la personne qui a un doute de passer un coup de fil gratuit directement face au PAV et avoir immédiatement la réponse qu’il attend. On pourrait aussi mettre ces PAV sous surveillance vidéo et ne pas hésiter à verbaliser fortement les incivilités constatées. Depuis que le jet de papier est verbalisé 5000 à 10 000 dollars aux états unis, les déserts et campagnes sont bien plus propres…

Composteurs municipaux : C’est le gros des déchets amenés à la déchetterie (70 à 80 % des déchets selon notre enquête). Leur manutention coûte de l’argent. Ensuite à Pertuis ces déchets sont emmenés par un professionnel privé qui se fait payer pour ce transport, puis pour la transformation des déchets verts en compost qu’il revend ensuite 20 Euros la tonne. N’oublions pas ici le coût écologique de déchets qui sont transportés à trois (3) reprises sur des distances parfois longues avant d’être réutilisables.

L’initiative de la CCLD de vendre à bas prix des composteurs aux particuliers est bonne mais elle ne suffit pas. L’expérimentation visant à mettre des bennes à la disposition de certains villages pour collecter les déchets verts est mauvaise. Elle impose des surcoûts, ouvre la voie à d’autre incivilités (il y a une benne, ni vu ni connu, j’y mets tous mes rebuts).

Nous préconisons de traiter définitivement la totalité des déchets organiques aux cœurs des villages. La totalité des déchets verts tout d’abord serait traitée et dans les composteurs individuels et dans un ou des grands composteurs municipaux. Ces équipements sont peu chers et trouvent une rentabilité dans le fait que le compost ainsi récupéré est gratuit. On peut tout à fait, à terme envisager d’y ajouter les déchets alimentaires sous certaines conditions qui restent à définir (mais des exemples existent et fonctionnent dans d'autres régions. c'est le rôle de la CCLD de rechercher des solutions adaptées, déjà existantes.). On obtiendrait alors une forte réduction des déchets emmenés en déchetterie et une diminution importante également des déchets collectés par les camions de poubelle.

Il convient ici d’ajouter l’énorme gain écologique d’une infrastructure qui peut fonctionner avec des panneaux solaires, qui permet de réduire au strict minimum les déplacements et manipulations que les déchets verts et les déchets alimentaires imposent.

Enfin si cette solution est difficilement envisageable dans les grands centres urbains du fait du manque de place, du prix du mètre carré et des volumétries à gérer, il est tout au contraire et pour les mêmes raisons très facile à mettre en œuvre dans notre environnement rural.

Centres Techniques Municipaux (CTM) :

C’est là que nous préconisons de localiser deux bennes et des conteneurs spéciaux pour les produits dangereux ou hautement polluants. Chaque village de la CCLD dispose d’un CTM. Il suffirait d’y mettre ces bennes dans lesquels les habitants pourront déposer une grande partie des objets et déchets qu’ils amènent aujourd’hui dans les déchetteries. Le gain économique ne fait aucun doute. Les CTM sont déjà surveillés. Ils ont déjà un personnel à poste qui pourra facilement aider les habitants à ne pas faire d’erreur de manipulation. Les transports sont ainsi encore une fois ramenés au plus juste. L’étape déchetterie est ainsi éliminée car une benne pleine doit être emmenée directement dans un centre départemental de retraitement  il ne sert à rien de la faire transiter par une déchetterie. En outre cela permet aux fonctionnaires municipaux un lien fort avec les populations et leur donne la possibilité de valoriser leur travail en leur donnant pour mission la surveillance des infrastructures et la formation des habitants. N’oublions pas que selon l’ADEME, les français les plus vertueux vont en moyenne dans les déchetterie deux à trois fois par an. C’est là, nous semble-t-il, une fréquence et une volumétrie parfaitement gérables par les CTM de la CCLD.

Le support du CAV et du quai de transfert de Pertuis :

Nous recommandons, bien sûr, de garder à long terme nos accords avec la CPA.

Ainsi en cas d’une indisponibilité momentanée d’une des infrastructures ci-dessus nommée et décrite, il nous sera toujours possible d’utiliser celle de PERTUIS. Nous préconisons également d’utiliser PERTUIS pour les déchets qui ne pourront pas être traités localement. Nous recommandons enfin également le maintien et l’utilisation du quai de transfert de la CCLD à PERTUIS (il est en cours de rénovation pour des montants plus important que ceux évoqués hier) en s’appuyant, comme c’est de plus en plus le cas en France, sur un système de facturation au poids (par la mise en place de puce RFID sur nos bennes à ordures). Ainsi plus un habitant triera ses déchets, plus il sera vertueux, plus il compostera localement ses déchets, moins il paiera de taxe d’ordure ménagère.

Garages Communautaires :

La CCLD a tenté récemment d’acquérir les locaux de la coopérative VITIFRUIT qui est en dépôt de bilan. La volonté était de transformer les entrepôts en centre artisanal où auraient été localisées des activités artisanales (sans doute celles qui n'auraient pas trouvé de place dans la zone du Revol, davantage réservée aux activités nobles). On peut saluer les Maires qui ont eu le courage de voter massivement contre ce projet qui a avorté à deux reprises. Mais d'après nous, la CCLD pourrait très bien acquérir les mêmes bâtiments pour un autre usage principal : y loger la totalité de son matériel roulant et de son équipement lourd. Dans ce cas, il pourrait même être envisageable de louer la partie des locaux non utilisée par la CCLD pour son matériel roulant à des artisans qui pourraient y trouver les locaux spacieux et modernes qui leur font défaut.

Ainsi pour un prix sans commune mesure avec les coûts qu’impliquent la construction d’un ensemble neuf, la CCLD pourrait facilement régler son problème de garage et même trouver un financement de ce dernier dans la mise en place d’une activité locative…


Conclusion :

Voilà un contre-projet innovantfort peu coûteux et qui règle différemment de façon plus adaptée la question des déchets, la question de la localisation d’un projet de déchetterie.

Est il trop innovant pour la CCLD ? C’est ce que nous verrons.

Ce contre projet a été revu et corrigé par nos Experts en traitement de déchet.

Enfin c’est bien parce que nous ne sommes que 17.000 habitants, et dans un environnement rural qu’il faut protéger, que ce projet est parfaitement faisable.

Il est en outre innovant et écologiquement totalement imbattable, et bien plus économique.

Nous l’avons dit et répété à la CCLD, nous sommes parfaitement prêts à travailler avec eux à la mise en place d’une étude concrète sur le terrain permettant la définition précise des coûts, les possibilités de mise en œuvre, etc.…Nous attendons sa réponse... Mais une réponse autre que du mépris et de l'ironie pour notre contre -projet.

Nous sommes prêts à apporter notre contribution.

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